Textes

Compte-rendu de lecture : Les Pénélopes de J.-F. Defives

Jean-François Defives

LES PENELOPES
Récits imaginaires de 14-18

Bien que l’auteur fasse appel à la fiction, les vingt et une nouvelles qui constituent ce recueil sont pour la plupart d’une vérité saisissante, à tel point qu’on pourrait parfois se croire dans un récit pris sur le vif ou au cœur des témoignages de ceux qui ont vécu la Grande Guerre. Et pourtant « les lettres contenues dans cet ouvrage n’ont jamais existé dans aucun grenier familial, aucun musée, ni aucune archive historique. Elles sont le fruit de l’imagination de l’auteur », précise-t-il en préambule. Ce qui rend plus étonnant encore son don d’évocation, sa connaissance profonde de cette tragédie qui a tant marqué la France et le monde, sa compréhension non seulement historique mais surtout humaine du déroulement de la guerre. Ainsi on comprend mieux pourquoi il a préféré la fiction au récit, pour exprimer au plus près, au plus intime, au plus
juste la compassion et l’admiration qu’il éprouve pour les hommes de ce temps là.
Non seulement Jean-François Defives parvient à nous faire revivre au quotidien l’abomination de cette guerre, mais il dresse un tableau terrible des conséquences sur ceux de « l’arrière » et sur le psychisme des survivants, pendant mais aussi après le conflit. Il le fait dans une langue limpide, directe et claire, parfois un peu verte, avec une pointe d’humour ou d’impertinence, toujours émouvante et vraie comme en atteste la dédicace sur la première page du livre :  » A ceux qui sont encore là-bas, ou peut-être ailleurs, avec leurs histoires oubliées ou inconnues. »
Il serait impossible d’évoquer chacune de ces nouvelles dans leur vérité et leur diversité, disons toutefois que notre Association a particulièrement apprécié celle qui donne son titre à l’ouvrage, « Les Pénélopes », et « La mèche rebelle » qui met en parallèle, avec une très grande sensibilité, la vie au jour le jour d’un soldat au front et celle de son épouse à l’arrière. »
Il est heureux de constater que le travail de mémoire, s’il est sincère, peut se faire de mille manières, notamment avec notre culture (« …ce qui reste quand on a tout oublié. »), notre imaginaire et notre talent.

Éditions S. Masson- Veneux-les -Sablons
http://www.imprimermonlivre.com/catalogue_auteurs/index.php

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s