Textes

De quoi les hommes meurent ?

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Quelle était la douleur de ceux qui perdirent un enfant ou un frère durant la Première guerre mondiale ? Si les sentiments furent complexes et variés, on approche ici comment fut vécu le deuil dans la culpabilisation. Cette culpabilisation est d’ailleurs ici née d’une réflexion maladroite de la mère durant une permission de celui qui est tombé au champ d’honneur. Ce fut une réflexion qui était le fruit de l’intégration des idées de la propagande et donc du fossé qui sépare civils et poilus dans leurs représentations et les objectifs du conflit. 

Le lieu de l’action se situe aux limites du Cher et du Loir-et-Cher. L’auteur berrichon, qui fut mobilisé au printemps 1918, est largement présenté dans les premières pages. Le narrateur de la classe 1910 se rappelle ce qu’il chantait à l’époque de la conscription et il constate que tous les conscrits de son année de naissance du village où son père était enseignant sont décédés.   

« Adieu nos pucelles

Si gentes, si belles

On les reverra

Quand la classe, quand la classe

On les reverra

Quand la classe reviendra ! »

 

Gusse de François Barberousse. Marivole, 2012 et 2013. 220 pages. 20 euros.

 

 

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