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La Grande Guerre dans les romans populaires

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« Il est question de voler une arme secrète. Rouletabille est chez Krupp en 1917 »

Daniel Compère La guerre n’a pas mis un coup d’arrêt à la production de romans populaires. Mieux, le conflit devient un sujet de roman », note Daniel Compère. Plusieurs centaines de titres, comme la collection Patrie ont été publiées à cette époque, et ont été lues par des millions de personnes. La prochaine commémoration de centenaire de la Grande Guerre faisait du « soldat populaire » un thème tout trouvé pour les cinquièmes Rencontres internationales de l’association qui auront lieu les 4 et 5 avril 2014 à Amiens. La manifestation fait d’ailleurs partie des 27 projets de la Somme susceptibles d’obtenir une labellisation nationale.

Le comité de pilotage départemental du centenaire de la Première Guerre mondiale a procédé à l’examen de 80 dossiers et en a donc finalement retenu 27 en fonction de leur intérêt historique ou pédagogique. « Les romans populaires qui prennent la Grande Guerre comme cadre constituent non seulement des récits destinés à intéresser les lecteurs par leur intrigue, mais se présentent aussi comme les témoins de la mentalité d’une époque », insiste l’universitaire Daniel Compère qui entend réhabiliter cette littérature « un peu trop vite mise à l’écart, jugée vieillotte ».

Les auteurs les plus connus sont Gaston Leroux, le papa de Rouletabille, Maurice Leblanc avec Arsène Lupin, ou encore Delly, Petithuguenin, Spitzmuller ou Groc. Leurs romans fourmillent d’intrigues d’espionnages, sentimentales ou policières, ou créent un « genre » nouveau. « Plusieurs de ces romans font par exemple référence aux gueules cassées, ces soldats au visage mutilés, alors que le sujet est tabou dans la société. Soignés, ils deviennent des surhommes et sont les héros d’un genre qui deviendra la science-fiction ».

L’espionnage est aussi un thème qui revient souvent, « et il est souvent question de voler les plans d’une arme secrète. Voilà comment Rouletabille se retrouve chez Krupp en 1917 ». Le soldat devient le héros de tous ces romans, « qui sont à mi-chemin parfois entre la fiction et le documentaire ».

Les rencontres des Amis du roman populaire vont rassembler des spécialistes internationaux, des chercheurs allemands, anglais ou italiens qui s’intéressent aussi au sujet. Une quinzaine ont déjà répondu présent à l’association qui existe depuis 30 ans et qui publie une revue Le rocambole. Histoire de comparer les romans-feuilletons publiés dans la presse, les fascicules, les « pulps » anglo-saxons, ou encore les Kriegs romans-series allemands. « L’idée est aussi de monter une exposition qui tournerait grâce à la bibliothèque départementale », ajoute Daniel Compère, pour qui les combats d’hier sont le patrimoine d’aujourd’hui.

http://www.fictionbis.com/rocambole/pages/index.php

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