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Armentières: les dessins du front signés Adrien Barrère exposés au musée d’Ypres

Pour Hans Landler, vice-président de l’Union des anciens combattants d’Armentières, une nouvelle étape a été franchie. Les dessins d’Adrien Barrère, affichiste et peintre français de la Belle époque, vont être présentés pour la première fois au grand public. Ce sera au musée d’Ypres, dans le cadre d’une exposition sur les soins médicaux pendant la Première Guerre mondiale.

C’est un heureux hasard qui a amené les dessins d’Adrien Barrère, affichiste et peintre français de la Belle époque, à In Flanders Fields, le musée d’Ypres. Une rencontre entre Arnaut Hauben, un Belge qui a sillonné près de 1 500 kilomètres sur les fronts occidentaux, et un Armentiérois, Laurent Joye, vice-président de l’Union des anciens combattants d’Armentières. De son périple, le marcheur a ramené des objets, dont il a fait une exposition au musée In Flanders Fields. Mais aussi beaucoup de rencontres. « C’est comme ça que nous avons rencontré Hans Landler (le vice-président des anciens combattants) et découvert les dessins d’Adrien Barrère », explique Annick Vandenbilcke. Et que ces dessins ont été retenus dans le cadre d’une exposition sur les soins médicaux pendant la Première Guerre mondiale : Guerre et Trauma.

« Ce sont des dessins fantastiques. Quoiqu’assez petits, ils sont d’une force majeure », constate la scientifique Yproise. « Ces dessins ont une valeur esthétique mais aussi informative. » La transfusion sanguine, les gueules cassées, près de trois cents dessins réalisés sur la ligne de front. « Des dessins qui sont parfois plus forts que des photos. Adrien Barrère est parti de la réalité, c’est ça son point fort. Des détails comme des taches de sang sur des dessins en noir et blanc. Adrien Barrère a aussi dessiné des situations assez intimes», raconte Annick Vandenbilcke. Pas étonnant quand l’on sait qu’Adrien Barrère a étudié la médecine avant de se tourner vers l’illustration.

Ces dessins retrouvés par hasard par Hans Landler en avril 2012 à Paris, qui ont depuis été transmis à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), des spécialistes de la Première Guerre mondiale, continuent aujourd’hui de sortir de l’ombre. Grâce à des accords signés entre l’Armentiérois, la famille qui possédait les dessins et la BDIC, l’exposition d’Ypres est une première mais sans doute pas une dernière.

« Guerre et Trauma » à In Flanders Fields, du 31 octobre au 30 juin 2014. Musée ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 17 h. Halle aux draps, Grote Markt 34, Ypres. Tel 0032 57 239 220 ou www.inflandersfiels.be. Tarifs 2013 : adulte, 8 €, 1 € pour les 7-25 ans et gratuit pour les moins de 7 ans.

(Anne-Charlotte Pannier, pour La Voix du Nord, article publié le 26/10/2013)

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