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Dossier de presse « Blessés pour la France »

Hier, sous Napoléon III, aujourd’hui sur le théâtre d’opérations, le blessé entame un deuxième combat. De sa prise en charge sous le feu jusqu’à sa réinsertion dans la vie active, un parcours à suivre. Edité dans la collection « MÉMOIRE ET VÉRITÉ » de l’Association de Soutien à l’ Armée Française, un hors-série de 132 pages consacré aux « Blessés pour la France » pour découvrir et comprendre les missions du Service de santé de l’armée envers nos soldats.

Les blessés pour la France : le plan de l’ouvrage.

Médecin en Chef (ER) Jean RENAULT, Rédacteur en chef du numéro « Blessés pour la France »

Par fidélité aux valeurs fondatrices du Service de santé des armées, en mémoire des blessés de toutes nos guerres d’hier, en soutien et en honneur à ceux de nos conflits d’aujourd’hui, j’ai accepté de coordonner la mise en œuvre de ce vaste travail d’équipe destiné à renforcer le lien de confiance et de solidarité entre la Nation et son armée.

Pour aider le lecteur à découvrir les dures réalités du monde des blessés et de leurs soignants qui vivent pour eux les grandeurs et les servitudes d’un métier exigeant et dangereux, j’ai adopté un plan en quatre parties.

En premier lieu, un rapide mais nécessaire survol historique met en perspective l’évolution du sort des blessés au fil des guerres qui ont jalonné notre histoire depuis le royaume des Francs jusqu’à la VRépublique.

C’est à ces millions de blessés amis et ennemis relevés sur tous les champs de bataille de notre histoire, que nous devons les immenses progrès accomplis en médecine d’urgence, en réanimation et en chirurgie. Ces progrès constants bénéficient chaque jour aux populations civiles du temps de paix, comme à celles rencontrées sur toutes les zones de conflits où le Service de santé des armées réalise sa double vocation militaire et humanitaire.

En second lieu, nous suivrons, étape par étape, le cheminement de nos blessés depuis leur relève sur le terrain par leurs camarades de combat, en passant par leur prise en charge initiale dans les formations sanitaires de campagne, jusqu’à leur évacuation vers les hôpitaux militaires de l’hexagone.

Parvenus au terme d’un parcours de soins complexe pouvant durer plusieurs années, nos blessés sont alors soit guéris, soit, le plus souvent, consolidés avec des séquelles tant physiques que psychiques. Une nouvelle étape, délicate et angoissante les attend : se reconstruire en tant qu’homme et en tant que soldat.

En troisième lieu, nous évoquerons l’avenir du blessé handicapé dans ses multiples aspects personnels, médicaux, socio-professionnels et familiaux : aménagement du domicile, soins au long cours, appareillage, handisport, réinsertion dans l’institution ou reconversion professionnelle, droit à la reconnaissance et à la réparation.

Aux côtés des structures institutionnelles animées de longue date par les armées et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG), nous n’oublierons pas la cohorte des associations caritatives qui se dévouent inlassablement à nos blessés et à leurs proches.

En dernier lieu, nous évoquerons les autres regards portés sur cet homme nouveau qu’est devenu le blessé au long de son parcours de soins.

D’abord le regard d’affection et d’amour des siens qui ont souffert, douté et espéré avec lui. Mais aussi, regard de compassion et de fierté d’une classe d’élèves de 3e. Regard de respect et d’admiration de ces journalistes de France 2 qui pendant des mois ont été les témoins de sa courageuse reconstruction à l’HIA Percy. Regard d’espérance et de foi en l’avenir de l’aumônier militaire qui, aux côtés des soignants, l’a accompagné, écouté et compris.

Gilbert ROBINET, Officier général (2S), Secrétaire général de l’ASAF.

Chacune de nos opérations extérieures, jusqu’aux plus récentes, entraîne des pertes, morts ou blessés, car, n’en déplaise aux apprentis Cassandre, la guerre « zéro mort » n’existe pas.

Pourtant, si les morts émeuvent l’opinion et reçoivent, lors du retour de leur dépouille sur le sol de leur pays, l’hommage qui leur est dû, les blessés font l’objet d’une certaine indifférence. Et d’abord, qui en connaît le nombre ? Si le grand public suit avec attention le macabre décompte de nos tués, sait-il que pour une opération réputée « facile » comme l’opération « Serval » au Mali, ils sont déjà plus d’une centaine ? Qui a entendu prononcer officiellement le nombre de 800 blessés, pourtant « officiel », en Afghanistan ? Certes, ces chiffres impressionnants recouvrent tous les types de « blessures » : celles visibles provoquées par des projectiles, des mines ou des engins explosifs improvisés, mais aussi les blessures invisibles liées à la souffrance psychique.

Mais, il n’empêche que si l’on rassemblait sur l’Esplanade des Invalides ou si l’on faisait défiler sur les Champs Elysées tous les blessés en état de se déplacer, y compris, hélas, pour un grand nombre d’entre eux, en fauteuil roulant, ils formeraient une indicible cohorte.

Pour les blessés de guerre, vivre au quotidien constitue un nouveau parcours du combattant dont il faut affronter les nombreux obstacles souvent inattendus. Heureusement, ils disposent de plusieurs atouts : volonté, courage, goût de l’effort, ténacité, sans oublier le soutien moral et la solidarité de leurs camarades et de leurs chefs et, plus encore, l’amour de leur famille qui, ne l’oublions jamais, elle aussi a souffert et souffre peut-être encore.

Mais c’est la Nation tout entière qui doit faire l’effort de réintégrer en son sein ces hommes et ces femmes à qui il manque un « morceau » d’eux-mêmes, mais qui aspirent à être cependant comme tout le monde. Les blessés ont besoin que « les autres » devinent ce qu’ils ne peuvent pas dire, entendent l’inexprimable, perçoivent l’indescriptible.

Le blessé de guerre l’est pour la vie et comme il est souvent jeune, la vie, pour lui, cela peut être long. Il ne porte plus le même regard sur les choses, son échelle des valeurs qui rythment son quotidien a changé : le futile pour les autres est parfois devenu important pour lui et inversement. Mais, la plus terrible épreuve qu’il doit affronter, c’est de se confronter au regard des autres, gêné pour les adultes, effrayé ou inquisiteur pour les enfants.

Lecteurs qui arrivez au terme de ce petit livre, soyez conscients du fait que, pour le blessé qui se trouve en face de vous, le véritable moment de vérité ne fut pas son départ en opération extérieure, ce ne fut pas non plus la fraction de seconde qui provoqua sa blessure ou la longue période de rééducation à l’hôpital, c’est celui de la main qu’il attend que vous lui tendiez aujourd’hui.

Eléments sur l’association de soutien à l’armée française (ASAF) :

Qui sommes-nous ?

Créée en 1983, l’Association de soutien à l’armée française (ASAF) regroupe tous les Français qui veulent que l’armée demeure une priorité pour l’Etat et vive au cœur de la Nation.

Elle soutient ceux qui ont servi ou servent les armes de la France et les défend quand ils sont injustement mis en cause.

Elle sensibilise les dirigeants politiques, les cadres, les décideurs ainsi que l’ensemble des citoyens sur les questions militaires et de défense.

Elle participe à l’effort de mémoire et de solidarité de la Nation à l’égard de l’armée et des soldats et, en particulier, des blessés et de leurs familles comme celles des militaires morts pour la France.

Elle est indépendante de tout pouvoir politique ou syndical, ne sollicite aucune subvention de l’Etat et accueille tous les Français sans exclusive.

Forte d’environ 3 000 membres dont 500 associations, elle dispose d’un réseau national d’une centaine de représentants régionaux et départementaux.

Elle est reconnue officiellement et est régulièrement consultée par le ministère de la Défense et celui des Anciens combattants.

Que faisons-nous ?

L’ASAF propose une offre médiatique complète et diversifiée.

Elle tient quotidiennement à jour un site d’information traitant de questions militaires et de défense www.asafrance.fr accessible à tous les internautes et qui reçoit environ 70 000 visites par mois.

Elle diffuse gratuitement à 12 000 destinataires deux lettres électroniques mensuelles qui, retransmises de proche en proche, atteignent plusieurs dizaines de milliers de lecteurs.

Elle publie une revue trimestrielle « Engagement » diffusée à 11 000 exemplaires qui regroupe une trentaine d’articles rédigés par des personnalités civiles et militaires s’intéressant aux questions de défense et un dossier pédagogique sur les armées.

Elle édite, chaque année, un numéro hors-série traitant d’un thème historique ou d’actualité porteur d’enseignements pour aujourd’hui dans le cadre de sa collection « Mémoire et vérité ».

Ont notamment participé directement à la réalisation de cet ouvrage les personnalités suivantes (classées par ordre alphabétique):

– Médecin général inspecteur (2S) Valérie André – Général de corps d’armée Didier Castres, sous-chef « opérations » à l’EMA – Médecin en chef Jean-Philippe Cordier, professeur agrégé, service de psychiatrie de l’HIA Percy – Anne-Claire Coudray, journaliste TF1 – Médecin général inspecteur Jack Dorol, directeur de l’Institution nationale des invalides – Infirmier de classe supérieure (cr) Sylvain Favière -Médecin général inspecteur François Pons, directeur de l’Ecole du Val-de-Grâce – Général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre – Monseigneur Luc Ravel, évêque aux armées – Professeur Gabriel Richet, membre de l’Académie Nationale de Médecine – Madame Hélène Risacher, rédactrice en chef adjoint à France 2 – Médecin chef des services Anne Sailliol, directrice du Centre de Transfusion Sanguine des Armées – Monsieur Guillaume Yout, professeur agrégé d’histoire-géographie

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