Hommage à Genevoix

Itinéraire de la souffrance dans Ceux de 14. Par Claude Gaudiot, chirurgien des Hôpitaux

Je me souviens de Ceux de 14 vous propose de redécouvrir l’Hommage à Maurice Genevoix édité en 1981 par le Comité National du Souvenir de Verdun « Une jeunesse éclatée, de La Vaux-Marie aux Eparges », et réalisé par Monsieur Gérard Canini, agrégé de l’Université.

L’association remercie infiniment le Mémorial de Verdun pour son aimable autorisation.

Itinéraire de la souffrance dans Ceux de 14. Par Claude GAUDIOT, chirurgien des Hôpitaux

C’est un long chemin que nous fait parcourir Maurice Genevoix dans Ceux de 14 : on y découvre ce qu’est la guerre à travers la peine des hommes. C’est un trajet douloureux qui commence avec le début des batailles, se poursuit peu à peu par touches subtiles et permanentes et finit par un débouché sur le sang, la boue, l’écrasement moral et physique de l’homme.

Pourtant, les premiers contacts avec la souffrance ne se font, en quelque sorte, qu’à distance, par l’intermédiaire d’autres combattants atteints les premiers plus ou moins directement ; c’est pour ainsi dire, la découverte de ce qui peut et va arriver. C’est celle faite à travers ses deux frères dont l’un est mort et l’autre blessé, par l’un des soldats ; c’est celle faite par la vue déjà déchirante des civils qui traînent encore dans les villages lorrains abandonnés, des femmes et des enfants qui s’étonnent et qui pleurent ; c’est aussi la découverte de la souffrance d’autres êtres innocents de la guerre : les animaux et surtout les chevaux… « un cheval mutilé hennit. Gémissement étrange et poignant : je crois d’abord que c’est un oiseau de nui qui hulule ».

Étrange est l’atmosphère du début de la guerre : avec la pluie qui tombe, l’eau qui dégouline de partout et pourtant la joie de se sécher au soleil, à la chaleur d’un feu ou dans une de ces granges lorraines si hautes, si accueillantes au soldat fatigué et mouillé. Étrange est l’atmosphère de ce début de guerre à cause de ses premières, intenses et inattendues fatigues, de ses marches forcées, de ses attaques brèves et meurtrières, à cause de la faim, de tous ces impératifs inhérents à la nature humaine et qui font découvrir à l’homme sa fragilité et sa vanité. Et puis et surtout, ce sont les premiers blessés, avec leurs plaintes, la nuit, leurs appels angoissés et tenaces dans le silence alors que personne ne peut les secourir, avec le spectacle qu’ils vous offrent « …des chariots où des blessés s’entassent, les uns assis et se cramponnant des deux mains aux ridelles, les autres couchés sur une litière de paille sanglante ». Les premiers morts apparaissent aussi avec leurs attitudes bizarres, leur odeur écoeurante, leur présence obnubilante tout le long des fossés ; on est obligé de prendre contact avec eux ne serait-ce qu’à travers leurs objets personnels et c’est la découverte de leur vie antérieure, de leur réalité heureuse et inachevée et c’est encore source de douleur « … les visages qui souriaient sur la photographie s’immobilisaient sous mes paupières fermées, grandissaient, s’animaient jusqu’à m’halluciner. Les pauvres gens !… » Au bout de toutes ces premières épreuves, c’est l’accablement qui submerge le soldat : accablement des marches, de la fatigue, du manque de sommeil « on ne dort pas cette nuit ; cette nuit, on marche. Les jambes ont l’habitude ; on les suit… » ; accablement de la soif, de la faim, du froid naissant de septembre. « …que les nuits sont glaciales fin septembre ! Mais les paupières se ferment sur la vision dernière des feux brillant par le bivouac. Et le sommeil vient doucement, engourdissant, bienfaisant à notre lassitude, apaisant au tumulte de nos cœurs et mérité ».

De temps à autre, il se produit, en effet, comme des intermèdes : la « bête humaine » reprend le dessus et profite de toutes les occasions pour recouvrer ses droits. Alors c’est la jouissance du repos, de la chaleur, de la nourriture abondante ; c’est le lit bien sommaire mais avec de vrais draps que retrouvent avec une joie ineffable d’enfants, ces jeunes combattants ; mais la vie adoucie reste sous tension, par les relèves et aussi les rencontres de la guerre : les blessés qui descendent et que l’on croise et puis tous ces sentiments qui finissent par vous envahir… le doute. Pourquoi ce parti pris de silence ? On nous ordonne « allez-là » et nous y allons. On nous ordonne « attaquez » et nous attaquons. Pendant la bataille, du moins on sait qu’on se bat. Mais après ? Bien souvent, c’est la fusillade toute proche, les obus dégringolant en avalanches qui disent l’imminence de la mêlée. Et lorsqu’on s’est battu, des mouvements recommencent, des marches errantes… avance, recule,…des haltes, des formations, des manœuvres qu’on cherche à expliquer et que généralement on n’explique pas. Alors on éprouve l’impression d’être dédaigné, de n’obtenir nulle gratitude pour le sacrifice consenti ; on se dit « qu’est-ce que nous sommes ?…des Français à qui leur pays à demander de la défendre ou simplement des brutes de combat ? »

Cette période est en quelque sorte intemporelle : les jours que les combattants vivent dans un village à l’arrière du front, sont des jours que l’on ne compte pas ; les heures s’écoulent mais sont utilisées, une à une, avec une faim de vivre sans cesse renouvelée : images de foyer calme et heureux, d’un homme qui rentre chez lui le soir et qui retrouve les siens autour de la table éclairée par la lampe, images de paix… mais la souffrance se réveille, elle est là, tapie dans l’ombre comme la guerre : souffrance morale quand l’un d’entre eux est allé à Verdun voir sa mère. Tous ressentent leur douleur intense, la même qu’ils partagent en secret ; le bonheur de l’un a fait découvrir aux autres leur plaie cachée dans les replis de leur âme. Quant à la souffrance physique, elle réapparaît avec les nouveaux blessés… « le premier que je vois est à genoux, ses deux mains grises de crasse cramponnées à une traverse, le cou tendu et la face tournée vers le sol. Il relève la tête au bruit de nos pas et nous montre son visage nu. Ses yeux sont bleus, extraordinairement pâles dans le violet noir des paupières et leur intense lumière flambe sur un massacre : du sang poisse les deux joues crevées de plaies rondes pareilles à des mûres écrasées ; les moustaches pendent comme des loques rouges sombres et l’on aperçoit au-dessous d’un rouge vif de sang frais, un vague trou qui est ma bouche.

Quelque chose bouge là-dedans, comme un caillot vivant ; et de toute cette bouillie, un bégaiement s’échappe convulsif… ».

Peu à peu, l’auteur nous amène sur le chemin pénible et douloureux des combattants : d’abord ce sont les éléments qui s’obstinent contre eux, avec cette opiniâtreté qui fait partie du caractère du pays lorrain. La pluie tombe, sans arrêt, pénétrante jusqu’à la moelle des os « … la pluie bondissait sur les toits des guitounes, délayait leur carapace de terre, s’infiltrait entre les rondins pour dégoutter en large ondée sur les hommes étendus au fond. Le vent avait recommencé à souffler. Parfois une rafale violente, rabattait des paquets d’eau qui s’écrasaient au bas de l’escalier avec le bruit d’une poignée de sable contre une vitre ». La pluie coule, s’écoule, se propage partout à travers les toits des abris, le long des parois et jusque sur les couches des hommes et le sol. « Nous regardions navrés les grosses gouttes suspendues, le mur suintant, la paille mouillée. Nous écoutions frissonner la pluie, le vent geindre et mugir tour à tour. Et nous restions debout, impuissants tandis que l’eau boueuse commençait à lécher les souliers, les gouttières à claquer sur la visière de nos képis » et c’est encore le découragement, l’accablement qui gagnent « que faire ? Disions-nous ». Cela pourtant n’était rien à côté de ce qui les attendait : la boue, fille naturelle de la pluie, arrivait. Elle adhère à tout ce qui la touche, brune, jaunâtre, tenace, épaisse. Elle empêche de se déplacer, de marcher, de se mouvoir simplement. « … Je chemine sur le bord du plateau, dans la désolation grise du crépuscule, dans le silence glacé du monde. Je vais avec lenteur, balançant mes épaules et mes hanches, balançant tout mon corps, d’une jambe sur l’autre, arrachant tous mes pas, un par un, à l’étreinte puissante de la boue ». La boue, elle envahit tout ; l’abri lui-même n’est plus qu’un trou dans la boue.. « ce ne sont pas des murs ; c’est une seule masse monstrueuse, sans forme, sans reliefs, sans contours : le boyau rampe au travers, d’une allure visqueuse et pesante. Né de la boue, il est la même chose que la boue. Il en a la mollesse énorme, le glissement pâteux, la couleur ». Et les hommes ne doivent pas seulement s’arracher à elle, mais vivre avec elle, composer avec elle, rester en son sein. »…deux autres planches la couvrent, disjointes, spongieuses, gorgées dans toutes leurs fibres d’une eau épaisse et jaune qu’elles laissent baver à gouttes molles… c’est là qu’il faut rester six heures ». C’est alors que la guerre ajoute à cette souffrance quotidienne : les blessés sanglants et fangeux, la mort boueuse de certains d’entre eux les blesse encore plus profondément ; c’est la mort que l’on avait presque oubliée et qui revient au milieu de la boue… « tandis que si demain, nous nous tabassons là-haut, nos morts tomberont à la même boue : des morts salis rien qu’en tombant… et bientôt, même plus de morts, des petits tas de boue, de la boue dans la boue, plus rien… ».

Alors, c’est la guerre qui passe petit à petit sur les hommes : la fatigue, la faim, la boue, le froid humide ; ce sont les pieds gelés qui ajoutent aux souffrances, avec leurs brûlures, leurs fourmillements, leurs démangeaisons brûlantes et leur anesthésie traîtresse. Aussi le soir de Noël, c’est un appel vers Dieu que lancent les malheureux humains… « pitié pour nos soldats qui sont morts, pitié pour nous vivants, qui étions auprès d’eux, pour nous qui nous battrons demain, nous qui mourrons, qui souffrirons dans nos chairs mutilées ». Oui pitié pour ceux qui vont monter à l’attaque et qui ressentent « au creux de leurs poitrines, une sensation bizarre poindre et grandir, une sorte de chaleur pesante qui ne rayonne pas, qui reste là comme un caillou… ». Ils savaient d’avance quel serait leur sort et chacun l’attend dans le silence de son âme : « …Aucun de nous ne parle plus : nous n’avons plus rien à dire. A quoi même pensons-nous ? Nos regards ne se cherchent pas ; nous attendons ensemble, la même chose ». On attend et on entend l’homme qui porte le pli et l’angoisse monte de minute en minute malgré la certitude « d’être tué dans 3 jours ». Cela ne suffit pas à leurs âmes pour s’arrêter de souffrir de l’angoisse, leurs pauvres âmes qui restent vides devant l’avenir qui s’annonce et qu’ils devinent : « … Tout est vide. Je ne peux pas sentir autre chose, exprimer autre chose que cela. Tout ce qui emplit le monde d’ordinaire, ce flux de sensations, de pensées et de souvenirs que charrie chaque seconde du temps, il n’y a plus rien, rien. Même pas la sensation creuse que l’attente, ni l’angoisse, ni le désir obscur de ce qui pourrait advenir. Tout est insignifiant, n’existe plus : le monde est vide ».

C’est alors l’heure de la peur sous le vol foudroyant et frémissant des obus, dans l’incessant tremblement de la terre, dans l’effarant bouleversement du sol qui apparaît comme fouaillé par « un pic monstrueux ». Le combattant se sent écrasé d’un coup mais menacé, guetté par des petits êtres multiples, méchants, qui le recherchent : les éclats d’obus : « …L’espace est plein d’éclats vivants. On les entend qui ronflent, sifflent, ronronnent et miaulent ; ils frappent la glaise avec des chocs mats de couteaux, heurtent la voûte tintante qui durement les rabat en des stridences exaspérées… tout le bruit est dans ma tête ; les coups de trique des départs font sonner mon crâne plus sèchement qu’une noix vide ; les éclatements éclaboussent ma cervelle… ». La peur est atroce, elle torture l’âme et en même temps on la supporte mieux quand elle est communiquée… : « … Je l’ai poussé, très doucement. Maintenant que son épaule ne pèse plus sur la mienne et que je ne la sens plus frémir, quelque chose me manque dont l’absence mêle, à ma fatigue, une sensation glaciale d’abandon. Ah ! C’est mieux ainsi : invinciblement, l’épaule tiède de Bouaré est revenue toucher la mienne et reste là, juste à sa place, et tremblante… ».

Le bout de chemin sera alors atteint : c’est la douleur physique avec les morts et les blessés : un homme tombe à côté, on le ramasse, on le traîne mais le blessé devient affreusement lourd ; les brancardiers courageux sont montés eux-aussi : »…Ils rampent au-devant de nous ; ils nous aident ; ils arrachent le moribond à l’écrasement noir du tunnel. Et ils s’en vont, les genoux dans la boue, enfoncés dans cette boue par le poids de l’homme douloureux, qui râle toujours, dont nous suivons le râle après que nous ne le voyons plus, d’un tournant de la sape à un autre tournant, très loin… » Et puis, c’est l’affreux décompte, l’affreuse découverte de tous ces morts, ces camarades, ou subordonnés fidèles, devenus cette chair inerte, pantelante, ces plaies béantes et mortelles, ces morceaux épars de corps humains. Au poste de secours, c’est tout juste si on y travaille déjà : des blessés gisent dans le réduit encombré d’outils et de planches car « les grands blessés ne sont pas descendus encore : il faut deux heures pour chaque, vous savez ». Devant toute cette boue, ce sang, cette chair déchiquetée, cet alignement ignoble de cadavres, cette menace permanente et horrible de la mort, que reste-t-il aux hommes, meurtris dans leurs corps et leurs âmes ; rien sinon la résignation : « …Les hommes n’avaient rien dit lorsqu’on leur a transmis l’ordre. Ils avaient accepté sans rien dire. Porchon me l’affirma à voix basse. Et je n’ai besoin pour le croire que de les regarder dans le creux où ils sont assis, où ils attendent, résignés, en mâchant des écheveaux de singes, avec de vieilles croûtes de pain. Je n’avais pas cru tout à l’heure à cette résignation hautaine… semblables à eux-mêmes, ils laissent tonner les 75 sans même retourner la tête. Ils mangent lentement, repliés sur leur force profonde, toutes ces forces d’hommes mystérieusement mêlées en notre force qui est là ». Résignation si proche du désespoir d’ailleurs que le combattant devient indifférent, froid aux choses qui l’entourent et son âme se renferme sur elle-même, « se contracture » sous la douleur réitérée ; car il faut encore entendre les voix des blessés, leurs cris, leurs plaintes ; ils appellent leur chef le plus proche, le plus connu, celui qui a vécu avec eux, qui a souffert avec eux, qui a leur confiance. Pauvre meute de blessés qui hurlent en vain, dans la nuit, et qui ainsi ajoutent au trouble et à la torture de ses frères de combat ; ceux-là ont atteint le point suprême de la peine, où plus rien ne compte… « tout m’est égal ».

Ce n’est pas vrai : la souffrance est telle que l’homme recommence à se révolter contre elle ; il se soumet en ne voyant pas d’autre issue que la mort ; il se soumet comme condamné, impuissant devant le fléau meurtrier qui le menace, le domine et l’écrase mais il se révolte aussi en choisissant la mort, avec son silence, son repos et sa paix ; il se révolte en souhaitant la dernière volée d’obus qui mettra fin à son calvaire ; il se révolte enfin en se refusant à être un éternel condamné, dont la souffrance n’a plus de limites et c’est le cri suprême… que tous ceux qui doivent être tués cessent enfin d’être condamnés !

Alors, après tant de souffrances, s’ajoutent les dernières, celles de la blessure grave, de l’évacuation douloureuse à travers les portes de secours, les ambulances. Ce qui fait encore le plus mal, c’est aussi la sensation d’abandon ou d’indifférence des autres car, là-haut, on a hâte de le voir s’en aller et en bas, c’est le domaine des soins douloureux, des corps douloureux, des plaies douloureuses, dont on n’a pas toujours le temps de « se mettre à l’écoute ». Alors dans son angoisse secrète, le blessé revoit toutes les images de son combat, de ses camarades tués ou disparus et il se demande si la dernière étape de son calvaire ne sera pas l’oubli. Son âme reste inquiète à la pensées que, après tant de peine, tant de spectacles affreux, il ne pourra plus garder le souvenir intact de toutes ces choses, de tous ces gens, qui lui apparaîtront de plus en plus lointains et irréels. L’oubli est là, il le craint, prêt à prendre la relève ; les morts vont sûrement disparaître dans son esprit, happés qu’ils seront par l’oubli comme ils l’ont été par la boue des Éparges, comme ont été aspirés ces blessés par la boue et sur lesquels il fallait marcher pour découvrir leur existence ! Est-ce que la chaleur des mains, le sang qui bat aux oreilles, la vie qui bouillonne vont apporter aux combattants cette ultime souffrance : la disparition, la dilution du souvenir comme pour tuer une deuxième fois ses malheureux camarades ? « …Et vous me dites ne pensez plus à nous…oh mes amis…est-ce possible ? Il y avait moi parmi vous et maintenant il n’y a plus que vous. Que serais-je sans vous ? Mon bonheur même sans vous, que serait-il ? »

Dans ce long cheminement au bout de la peine et de la douleur, de la souffrance physique et morale, Maurice Genevoix nous a fait découvrir l’âme secrète des hommes, ces grandes victimes de la guerre qui les a dépouillés entièrement plus peut-être qu’elle ne les a écrasés : « …On dit que nous faisons la guerre et c’est vrai que nous l’avons faite. Cela n’a pas duré longtemps. Puisque tout de suite, c’est elle qui nous a pris et nous a conduits nous ne savons où… » Alors tout risque de disparaître, tout risque de s’estomper à cause d’une « guerre sordide qui nous ravale à son image : comme si en nous aussi, sous une bruine de tristesse et d’ennui s’élargissaient des flaques de boue » ; mais après nous avoir montré la peine de ces soldats qui au départ évoquaient les grognards de l’épopée napoléonienne et qui sont arrivés aux charniers boueux et sanglants des Éparges, après nous avoir fait toucher du doigt ce sacrifice sublime de plusieurs mois, Ceux de 14 nous obligent toujours à nous rappeler que ce qui a surtout de l’importance « …c’est l’offrande consentie par les meilleurs d’entre eux : moins celui de leur vie que celle de leur obscure souffrance. »

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